mercredi 21 décembre 2016

Communiqué


Industriels et commerçants côte à côte pour une sortie de crise

Le Comité national libanais du Forum Francophone des Affaires (FFA) a organisé le 14 décembre 2016 un déjeuner débat au Maillon co-animé par Dr Fady Gemayel, Président de l’Association des Industriels Libanais (AIL), et M. Nicolas Chammas, Président de l’Association des Commerçants de Beyrouth (ACB), sur le thème « suggestions pour une sortie de crise » avec pour modérateur l’économiste M. Samir Nasr.

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Belgique, de l’ancien ministre Ibrahim Najjar, des présidents des Associations libanaises, d’économistes et hommes d’affaires venus nombreux à cette rencontre.

Dans son mot de bienvenue, Reine Codsi, Présidente du FFA-Liban, a rappelé que le Comité libanais créé en 1994 a pour mission de mettre en relation les gens d’affaires francophones à travers son réseau au Liban et à l’étranger, d’organiser dans le cadre de ses activités des conférences et colloques sur des sujets généraux qui concernent les pays qui ont le français en partage.

« Aujourd’hui », souligne-t-elle « nous avons décidé de choisir pour thème de réflexion un sujet de grande actualité qui touche à la réalité libanaise à savoir : « des suggestions pour une sortie de crise». Pourquoi ce thème ? Parce que nul ne peut ignorer que l’afflux de réfugiés, la crise du tourisme, le gel des investissements, le creusement des déficits, sont des facteurs qui entravent la croissance. D’où la nécessité d’entamer des réformes importantes et vitales. La crise que nous traversons peut être surmontée si une bonne volonté existe de la part de nos dirigeants ».
« Pour réfléchir ensemble sur ces moyens nous avons fait appel à deux éminentes personnalités du monde économique qui jouissent d’une grande réputation, de compétence et d’éthique : Dr Fady Gemayel et M. Nicolas Chammas. J’espère que cette table ronde portera ses fruits et que des réalisations pourront être accomplies en conséquence.

Le modérateur Samir Nasr expose le thème du débat, présente les conférenciers donnant la parole en premier à Fady Gemayel, détenteur d’un doctorat en management de la Sorbonne et qui dirige le groupe Gemayel depuis des années.

Fady Gemayel : « libaniser l’économie » 

Gemayel entame ses propos par un diagnostic de la situation, affirmant : « nous avons des richesses importantes : des actifs bancaires supérieurs à 199 milliards de dollars, des ressources humaines et en entreprenariat inégalées et une diaspora enviée de part le monde. Paradoxalement, nous avons un PIB qui ne dépasse pas les 51 milliards de dollars, d'où une faible croissance et un déficit de la balance des paiements. Ce problème structurel existait déjà avant 1975. Le Liban avait à l'époque des richesses financières inouïes, nous recevions l'argent des pétrodollars, mais nous avions un taux de croissance de 5 à 6%, ce qui pour l'époque était faible et nous plaçait au niveau des pays en voie de développement ».

« Les défis à relever sont multiples, dit-il, dont la nécessité de créer au moins 30 mille emplois par an et mettre en place un contrat premier emploi pour faciliter l’insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail et freiner l’exode des cerveaux ».

Quelle peut être la sortie de crise actuelle ? Pour Gemayel, il faut tout d'abord attendre le retour au calme sur le plan régional en premier lieu en Syrie mais aussi au Yémen, en Lybie, en Irak …Même « les pays sur lesquels nous comptions d'habitude ont leurs problèmes économiques ». Mais poursuit-il « comme nous l’avons toujours suggéré il faut prendre les taureaux par les cornes et mettre en valeur les facteurs intrinsèques de l'économie libanaise. Nous avons lancé le slogan: libaniser l'économie, ne pas l’enfermer, la dynamiser autour de toutes ses forces intrinsèques et la mettre en synergie avec la diaspora libanaise.

Pour une économie forte il faut que tous les secteurs soient forts et aillent de l'avant. D’où la nécessité impérative d’un package deal qui touche à l'ensemble.

Nous avons donc lancé un programme de relance socio économique et j'insiste sur la partie sociale car nous vivons dans une situation dure qui appelle à une intervention rapide et globale ».

Le premier pilier consiste donc à réactiver tous les secteurs et à aider notamment les petites et moyennes entreprises.
Créer une dynamique avec la diaspora libanaise par des contacts suivis à tous les niveaux.
Adopter les réformes administratives qui contribueraient à la relève, stimuler la consommation et relancer l'exportation.

Face au problème crucial des réfugiés syriens au Liban et devant l’insistance des organismes internationaux pour trouver une solution à cette question, Gemayel considère qu’on peut leur assurer du travail dans l'infrastructure où de tout temps ils ont travaillé mais il ne faut pas accepter qu’ils envahissent tous les secteurs.

Nicolas Chammas : « le secteur commercial constitue le tiers de l’économie libanaise » 

Diplômé de l’Université Américaine de Beyrouth (AUB), du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de Harvard Business School, Nicolas Chammas est aussi, entre autres, président du MIT Alumni Association.

Le président de l’ACB entame ses propos par cette réflexion : « dans les années 70 il était rare que les présidents de l'Association des industriels et celle des commerçants soient à la même tribune. De nos jours, nous ne pouvons plus avoir le luxe d'être à couteaux tirés, car nous sommes désormais dans une même tranchée ». Il poursuit : « Je suis tout à fait d'accord que l'industrie est un rouage et un maillon essentiel de l'économie libanaise tout comme le secteur commercial qui constitue à peu près le tiers de notre économie avec près de 25 % de la population active.

Aujourd'hui nous avons un déficit commercial de 15 milliards de dollars ; si ce déficit n'existait pas, le PIB aurait été non pas de 51 milliards mais de 66 milliards. Nous devons impérativement donner un coup de main au secteur industriel pour essayer de renflouer le sang de l'économie libanaise ».

M. Chammas souligne « qu’au cours de ces cinq dernières années le secteur commercial a souffert structurellement car il repose en grande partie sur l'accueil des visiteurs, des touristes, des expatriés et, quand il y a un retournement de conjoncture, cela devient extrêmement pénalisant pour notre économie. A un moment les touristes arabes ont reçu l’interdiction formelle de venir au Liban, il y a eu de même une baisse du pouvoir d’achat des Libanais, la demande s’est effondrée et notre conseil d'administration s'est transformé en un mur des lamentations ».

Il rappelle aussi qu’au lendemain de l’accord de Doha en 2009-2010 un grand vent d'optimisme avait soufflé sur le pays, des commerçants ont dépensé des millions et parfois au delà d'un milliard de dollars en équipement, en investissement etc.… pour accommoder la demande. L'offre a augmenté en 2010-2011 et tout d’un coup à partir du début du conflit syrien la demande s'est effondrée. Nos dépenses ont augmenté de manière significative à partir de 2012 suite à la hausse des salaires, au moment même où nos recettes s'effondraient, et nous avons enregistré des recettes de guerre avec des dépenses et des impôts de paix. Beaucoup de sociétés ont souffert, sont devenues des entreprises zombies ou ont fermé leur porte (jusqu'à 12% à Beyrouth). Ceci s’est aussi accompagné d’une déflation avec des soldes allant jusqu'à 70%.

La détente en attendant le regain des activités

La situation a-t-elle changé suite à l'élection présidentielle ? « Je peux dire que le climat a changé, il y a aujourd'hui du positif, une détente. Mais la seconde étape n'a pas été franchie et ne s’est pas traduite par un regain d'activités commerciales. Une fois le gouvernement mis en place, nous sommes sûrs que les perspectives seront bonnes et je suis prêt à parler d'une croissance allant jusqu'à 4% en 2017, un taux que nous n'avions pas vu depuis des années.

Concernant les attentes, le conférencier souligne « la nécessité d’une ouverture immédiate sur les pays arabes et le rétablissement des relations séculaires entre le Liban et les pays du Golfe. Nous sommes heureux que le Président de la République ait accepté l'invitation faite par l'Arabie Saoudite pour sa première visite dans les pays arabes. D'habitude les présidents libanais n'étaient pas invités mais convoqués en Syrie. »

Il évoque ensuite les réalités à changer : « Remettre en place le Conseil économique et social pour que le dialogue se fasse de façon systématique, adopter un budget pour l'année 2017 et au-delà, être vigilant sur la question des impôts car on commence à entendre dire que de nouveaux impôts vont être adoptés soit au niveau de la TVA, ou sur les taux d'intérêts bancaires, ou bien sur les sociétés de personnes ou de commandites, et pour les plus values foncières. La question de la grille des salaires va de même rebondir.

Dans les secteurs productifs nous avons nos propres moyens. Nous ne pouvons pas compter sur la bienveillance de tel ou tel ministre, nous devons compter sur nous-mêmes et institutionnaliser notre relation avec l'Etat pour une économie durable et la consolidation de nos deux secteurs. L’environnement régional et la stabilité politique sont essentiels pour débloquer la situation ».

Chammas conclut par la question des réfugiés syriens qui, dit-il, « s'invitent dans chaque institution. Avec toutes les peines du monde on est en train d'enregistrer un taux de croissance de 1% alors qu'il est démontré que la présence massive des réfugiés nous coûte 5% de PIB par an. Donc on avance d'un pas et on recule de cinq. Il faut naturellement non pas songer à gérer cette présence, mais commencer - et là je m'inspire du mot du Président de la République - par un rapatriement rapide vers la Syrie ».


Nelly Helou


jeudi 15 décembre 2016

L'Orient-Le Jour du jeudi 15 décembre 2016

Industriels et commerçants pressés de relancer la croissance

Les participants au débat se sont dit opposés à toute hausse des impôts avant une reprise de l’activité économique.

Les représentants de ces secteurs appellent notamment à diminuer la pression fiscale qui pèse sur des entrepreneurs afin de relancer l'activité économique.

Kenza OUAZZANI | OLJ    15/12/2016

La formation d'un gouvernement est attendue depuis de longues semaines par de nombreux acteurs économiques qui espèrent que le nouvel exécutif pourra créer les conditions nécessaires pour permettre une relance de l'activité économique.
Mais si ce vœu n'était toujours pas exaucé à l'issue de la rencontre, hier à Baabda, entre le président de la République, Michel Aoun, et son Premier ministre, Saad Hariri, les commerçants et les industriels invités le même jour à participer à un déjeuner-débat organisé à Beyrouth par le Forum francophone des affaires et le groupe Cavalier avaient déjà une idée précise de l'impact qu'aura cette nouvelle étape dans la vie institutionnelle du pays.

« Il n'y aura pas de reprise effective de l'activité commerciale et économique tant qu'il n'y aura pas de gouvernement », a ainsi martelé le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, pendant son intervention. Selon lui, le pays pourra afficher « une croissance de 4 % en 2017 », si la nouvelle équipe en place « identifie la relance économique comme l'une de ses priorités ».
Pour le président de l'Association des industriels du Liban (AIL), Fady Gemayel, le pays peut compter sur des atouts solides. « Nous avons des actifs bancaires supérieurs à 199 milliards de dollars, des ressources humaines et entrepreneuriales qualifiées, et une diaspora qu'on nous envie. Mais, pour le moment, notre économie est à la traîne », a-t-il constaté à son tour pendant le débat. Cette année, la Banque mondiale a affirmé tabler sur des prévisions de croissance de 2,2 % en 2017 contre 1,8 % cette année.

Baisse de la TVA
Pour l'ACB et l'AIL, la croissance des différents secteurs économiques a été minée durant plusieurs années, en raison de la dégradation de la situation politico-sécuritaire au double plan local et régional, qui a conduit à une réduction drastique de la demande. « Si le secteur commercial représente un tiers de l'économie et emploie plus de 27 % de la population active, il repose considérablement sur les expatriés et les touristes. Or, les premiers privilégient de plus en plus d'autres destinations, tandis que les touristes (du Golfe) ont reçu l'interdiction formelle de visiter le pays », constate M. Chammas. Pour rappel, en février dernier, les gouvernements de cinq des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – ont appelé leurs ressortissants à ne pas se rendre au Liban ou à quitter le pays.

Les industriels ont été principalement pénalisés par la chute de leurs exportations, notamment en raison de la fermeture de la frontière syro-jordanienne en avril 2015. Après avoir reculé de 6,2 % entre 2014 et 2015, à 3 milliards de dollars, les exportations industrielles ont reculé de 15,7 % (à 1,9 milliard de dollars) à fin septembre.

Face à ces difficultés, MM. Chammas et Gemayel appellent à soutenir les acteurs locaux en votant la loi sur le partenariat public-privé et en évitant toute hausse du salaire minimum avant la reprise. Ils s'opposent également à toute hausse des impôts, une mesure avancée dans l'avant-projet de budget pour l'exercice 2017, qui n'a pas été discuté par le gouvernement sortant de Tammam Salam. Sur le plan fiscal en particulier, M. Chammas suggère de son côté de voter une loi incitant à la consolidation des entreprises, à travers un allégement des charges relatives à ce processus, afin de donner de l'air à des commerçants qui ont investi « 1 milliard de dollars » après les accords de Doha le 21 mai 2008 (qui ont mis fin à une période sans gouvernement qui durait depuis novembre 2007) pour satisfaire une demande qui s'est progressivement effondrée à partir de 2011 avec le début du conflit syrien.

M. Gemayel propose de son côté de « réduire la TVA (actuellement de 10 %) sur les biens (à utilité) durables pour une durée d'un an afin de stimuler la consommation ». « Nous devons aussi créer au moins 30 000 emplois par an », ajoute-t-il, appelant par exemple à mettre en place « un contrat premier emploi » pour faciliter l'insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail.


AL ANWAR 15 décembre 2016


الانوار - الخميس 15 كانون الاول 2016

ندوة المنتدى الفرنكوفوني للأعمال دعت الى تسريع النمو وايجاد فرص عمل 

نظم المنتدى الفرنكوفوني للاعمال مناقشة بعنوان اقتراحات للخروج من ازمة، بحضور سفير بلجيكا في لبنان اليكس لينايير، الوزير السابق ابراهيم النجار، رئيس غرفة التجارة والصناعة والزراعة في بيروت وجبل لبنان محمد شقير، رئيس جمعية الصناعيين فادي الجميل، رئيس جمعية تجار بيروت نقولا شماس، رئيسةالمنتدى الفرنكوفوني للاعمال رين قدسي، وعدد من رجال الاعمال والفاعليات الاقتصادية وصحافيين اقتصاديين. 

قدسي 
بداية، اشارت قدسي الى ان المنتدى انشئ عام 1994، ويعمل على ربط رجال الاعمال الناطقين بالفرنسية من خلال شبكة في لبنان والخارج، لافتة الى انه ينظم نشاطات مع محاورين في عدد من المواضيع العامة التي تتعلق بالبلاد التي تجمعها اللغة الفرنسية.

واشارت الى انه تم اختيار موضوع من الواقع اللبناني للوصول الى اقتراحات تساهم في الخروج من الازمة، معتبرة انه لا يمكن لاحد ان ينكر تأثير النزوح السوري الهائل وازمة السياح والمشاكل الاقتصادية الاخرى على النمو. ورأت ان هذه المشكلة يجب ان تكون من اولويات الحكومة الجديدة رغم انها ستأتي لفترة وجيزة، مشددا على ان الخروج من الازمة ينجح اذا وجدت الارادة من السياسيين. 

الجميل
ادار الندوة الاقتصادي سمير نصر، وتحدث فيها الجميل عن الطاقات الانسانية الموجودة والاحتياطات المصرفية التي تزيد عن 199 مليار دورلار، مشيدا ببعض الجاليات اللبنانية. 
ورأى ان الدخل الفردي في لبنان رقم قليل امام الامكانيات المتاحة ما ينعكس على مدخول الافراد، متطرقا الى العوامل التي تلعب دورا سلبيا كالبطالة والهجرة والعجز وضعف النمو، موضحا ان المشكلة ذات طابع هيكلي اذ ان لبنان عرف المشكلة ذاتها ما قبل الحرب اللبنانية عام 1975 حيث كانت نسبة النمو آنذاك من 5 الى ٦% 
وتوقف عند التحديات التي يواجهها لبنان، متحدثا عن ضرورة التسريع في النمو وايجاد فرص عمل لابنائه، لافتا الى ان الخروج من الازمة اللبنانية يتطلب الانتظار لانتهاء ازمة المنطقة المحيطة بنا. 

شماس
من جهته، اعتبر شماس ان التجارة في لبنان تشكل ربع الاقتصاد اللبناني وهي تؤمن فرص عمل ل ٢٧% من القوى العاملة، واصفا التجارة بأنها الابن الاكبر للاقتصاد اللبناني.
واشار الى ان القطاع رغم ذلك، منفتح على كل القطاعات الاخرى، مذكرا بالعجز التجاري الذي يقدر ب 15 مليار دولار. واوضح انهم معنيون بمساعدة القطاع نظرا لاهميته، لان كل فرصة عمل في هذا القطاع تؤمن فرصتين في قطاع الخدمات. 
وشدد على ضرورة توسيع حقل الاقتصاد اللبناني. 


AlMustaqbal 15 décembre 2016


Al Mustaqbal jeudi 15 décembre 2016

الخميس 15 كانون الأول 2016 - العدد 5928

المنتدى الفرنكوفوني للأعمال ينظم ندوة عن واقع لبنان الاقتصادي

نظم «المنتدى الفرنكوفوني للأعمال» مناقشة بعنوان «اقتراحات للخروج من ازمة»، بحضور سفير بلجيكا في لبنان اليكس لينايير، الوزير السابق ابراهيم النجار، رئيس غرفة بيروت وجبل لبنان محمد شقير، رئيس جمعية الصناعيين فادي الجميل، رئيس جمعية تجار بيروت نقولا شماس، رئيسة المنتدى الفرنكوفوني للاعمال رين قدسي، وعدد من رجال الاعمال والفاعليات الاقتصادية وصحافيين اقتصاديين.

بداية، اشارت قدسي الى ان «المنتدى يعمل على ربط رجال الاعمال الناطقين بالفرنسية من خلال شبكة في لبنان والخارج»، لافتة الى انه «تم اختيار موضوع من الواقع اللبناني للوصول الى اقتراحات تساهم في الخروج من الازمة.

وتحدث الجميل عن «الطاقات الانسانية الموجودة والاحتياطات المصرفية التي تزيد عن 199 مليار دورلار». ورأى ان «الدخل الفردي في لبنان رقم قليل امام الامكانيات المتاحة». وتطرق الى «العوامل التي تلعب دورا سلبيا كالبطالة والهجرة والعجز وضعف النمو»، مشددا على «ضرورة التسريع في النمو وايجاد فرص عمل لابنائه».


أما شماس فاعتبر ان «التجارة في لبنان تشكل ربع الاقتصاد اللبناني وهي تؤمن فرص عمل لـ27 في المئة من القوى العاملة». واشار الى ان «القطاع رغم ذلك، منفتح على كل القطاعات الاخرى». ولفت الى ان كل فرصة عمل في هذا القطاع تؤمن فرصتين في قطاع الخدمات»، مشددا على «ضرورة توسيع حقل الاقتصاد اللبناني».


mercredi 14 décembre 2016

AlWakala AlWatania

ALWAKALA ALWATANIA mercredi 14 décembre 2016

الوكالة الوطنية -  الأربعاء 14 كانون الأول 2016

المنتدى الفرنكوفوني للاعمال نظم ندوة اقتصادية وكلمات دعت الى تسريع النمو وايجاد فرص عمل


وطنية - نظم "المنتدى الفرنكوفوني للاعمال" مناقشة بعنوان "اقتراحات للخروج من ازمة"، بحضور سفير بلجيكا في لبنان اليكس لينايير، الوزير السابق ابراهيم النجار، رئيس غرفة التجارة والصناعة والزراعة في بيروت وجبل لبنان محمد شقير، رئيس جمعية الصناعيين فادي الجميل، رئيس جمعية تجار بيروت نقولا شماس، رئيسةالمنتدى الفرنكوفوني للاعمال رين قدسي، وعدد من رجال الاعمال والفاعليات الاقتصادية وصحافيين اقتصاديين.

قدسي

بداية، اشارت قدسي الى ان "المنتدى انشئ عام 1994، ويعمل على ربط رجال الاعمال الناطقين بالفرنسية من خلال شبكة في لبنان والخارج"، لافتة الى انه "ينظم نشاطات مع محاورين في عدد من المواضيع العامة التي تتعلق بالبلاد التي تجمعها اللغة الفرنسية."

واشارت الى انه "تم اختيار موضوع من الواقع اللبناني للوصول الى اقتراحات تساهم في الخروج من الازمة"، معتبرة انه "لا يمكن لاحد ان ينكر تأثير النزوح السوري الهائل وازمة السياح والمشاكل الاقتصادية الاخرى على النمو". ورأت ان "هذه المشكلة يجب ان تكون من اولويات الحكومة الجديدة رغم انها ستأتي لفترة وجيزة"، مشددا على ان "الخروج من الازمة ينجح اذا وجدت الارادة من السياسيين."

الجميل
ادار الندوة الاقتصادي سمير نصر، وتحدث فيها الجميل عن "الطاقات الانسانية الموجودة والاحتياطات المصرفية التي تزيد عن 199 مليار دورلار"، مشيدا ببعض الجاليات اللبنانية.

ورأى ان "الدخل الفردي في لبنان رقم قليل امام الامكانيات المتاحة ما ينعكس على مدخول الافراد"، متطرقا الى "العوامل التي تلعب دورا سلبيا كالبطالة والهجرة والعجز وضعف النمو"، موضحا ان "المشكلة ذات طابع هيكلي اذ ان لبنان عرف المشكلة ذاتها ما قبل الحرب اللبنانية عام 1975 حيث كانت نسبة النمو آنذاك من 5 الى 6 %

وتوقف عند "التحديات التي يواجهها لبنان"، متحدثا عن "ضرورة التسريع في النمو وايجاد فرص عمل لابنائه"، لافتا الى ان "الخروج من الازمة اللبنانية يتطلب الانتظار لانتهاء ازمة المنطقة المحيطة بنا".

شماس
من جهته، اعتبر شماس ان "التجارة في لبنان تشكل ربع الاقتصاد اللبناني وهي تؤمن فرص عمل ل27% من القوى العاملة"، واصفا "التجارة بأنها الابن الاكبر للاقتصاد اللبناني."

واشار الى ان "القطاع رغم ذلك، منفتح على كل القطاعات الاخرى"، مذكرا "بالعجز التجاري الذي يقدر بـ15 مليار دولار". واوضح انهم "معنيون بمساعدة القطاع نظرا لاهميته، لان كل فرصة عمل في هذا القطاع تؤمن فرصتين في قطاع الخدمات".

وشدد على "ضرورة توسيع حقل الاقتصاد اللبناني".


وتخلل الحوار نقاش تلاه مأدبة غداء